mercredi 25 mars 2015

Les Trouées poétiques

Les Tas de mots participent à la 1ère édition 

des Trouées poétiques organisées par la poète et éditrice Lydia Padellec






















Venez nombreux et breuses, bien sûr !

vendredi 27 février 2015

A propos de quelques mauteurs du n°17

Christelle Anjou 

est  née en 1967. Après avoir passé une partie de son enfance en Éthiopie, elle revient en Normandie. Depuis quelques années, elle se tourne vers l’écriture.  Après avoir publié en autoédition un recueil de poèmes et nouvelles Itinerrances , et Mémoire de  Babouchka, un récit de vie,  elle publie désormais  sous le pseudonyme Angano. Une Sonate et la Dame de Fécamp paraît en 2013 chez les Éditions de la Lieutenance.
En Juin 2014, elle publie aux Éditions LES TAS DE MOTS, un hommage à son arrière grand-mère,  Hommage à Clara Matthews-Chompton déportée et disparue à Ravensbrück. En décembre   2014, Tu devrais écrire un livre, co-écrit avec Frère Daniel, de la Maîtrise Notre-Dame (même éditeur) et De vous à moi, aux Éditions de La Rémanence. Un second roman, Le Cabanon jaune est à paraître en 2015, toujours aux Éditions de La Lieutenance.
Enfin, elle est  l’instigatrice d’une nouvelle rencontre littéraire : Le Salon d’Ouvre des Livres, qui se tient à Douvres la Délivrande au mois de septembre.





Julien Boutreux 

vit près de Tours. Il se contrefiche des biographies, en particulier de la sienne, ne s’intéressant qu’aux bibliographies. Ironie du sort, il n’en a guère à proposer lui-même. On se contentera de le lire dans quelques ouvrages collectifs (Prix du jeune écrivain 2000, Cahiers d’Estieugues…) et revues (Rue Alexandre, Le Capital desmots, Ce qui reste, Traction-brabant, Libelle, ...Lapsus).



Marilyne Bertoncini

née dans les Flandres, partage  sa vie entre Nice et Parme, après avoir enseigné la littérature, le théâtre et la poésie. Titulaire d'un doctorat et spécialiste de Jean Giono, elle est l'auteur de nombreuses critiques littéraires et d'articles sur la pratique pédagogique. Elle  se consacre désormais à sa passion pour l'art et le langage en collaborant notamment avec des artistes plasticiens. Ses traductions et ses poèmes sont publiés dans différentes revues françaises et internationales, dont La Traductière, Capital des Mots, Recours au Poème, Cordite..  et sur le blog qu'elle tient : http://minotaura.unblog.fr/
Son premier recueil de poèmes, Labyrinthe des Nuits,  sera publié par Recours au Poème Editeursen mars 2015.



Evelyne Charasse

se présente : 
« Je suis née en 1960 à Chalon sur Saône. J’habite à La Rochelle .
J’essaye d’écrire des flocons de neige .
En Septembre 2014, j’ai participé à un recueil de poésie 
Certaines de mes micropoésies ont été publiées  dans les revues numériques « Le capital des mots » (24/09/14) , Soliflore (29/09/14) et « Ce qui reste » (04/11/14).
Ainsi que dans les revues papier  Libelle (numéro 260) et   Lélixire (numéro 9) en Octobre 2014.
Les revues  Arpa, Traversées, Traction-Brabant en publieront courant 2015 .
Je pose mes petites poésies, ici
Et mes petites histoires souriantes, »



Murielle Compère-Demarcy


Accro' à la poésie (qu'elle nomme PoéVie) depuis qu'elle est tombée dedans, elle participe à plusieurs revues dont elle partage la lignée éditoriale -un point de vue sur le monde et un parti pris dans les choses sans concession, où elle se retrouve : Traction-Brabant, Comme en Poésie, Poésie /première, Revue Expression des Adex à Rouville dans l'Oise où elle rédige la rubrique "Trouvailles de Toile..." pour donner à connaître des sites associatifs ou persos implantés sur la toile et dédiés à la poésie, Nouveaux Délits, Décharge, ---). Passionnée de pouvoir sans cesse expérimenter  de nouveaux territoires de ce Langage qui brasse & malaxe continuellement la pratique même d'un quotidien sans arrêt à renouveler, elle cherche à pouvoir pratiquer des lectures publiques de poèmes (ceux des autres et les siens).
"Animal peu grégaire" Murielle Compère-Demarcy poursuit un chemin d'écritures relié paradoxalement -mais pas tant que cela au fond...-  au monde qui l'entoure. Chemin d'autant plus intensément poursuivi qu'il se ressource dans une solitude connectée par fenêtres intermittentes au monde et aux autres. Écritures trempées dans l'énergie d' une curiosité insatiable à découvrir au quotidien de toujours nouvelles clefs de lecture du monde & de sa PoéVie.

Son blog, ici 




Benoit  Jeantet :

« Je n’ai pas toujours été ce que je suis.
Au commencement, alors, je suis né.
Je suis né un 15 novembre et c’était en 1970.
Ensuite, alors, j’ai été un enfant. Un enfant tout d’abord élevé à l’ombre des contreforts pyrénéens. Et puis grandi sur le versant ouest de la butte Montmartre.
La butte Montmartre, bien sûr, c’est à Paris. C’est aussi à Paris qu’un peu plus tard, juste après une crise d’adolescence « normale », un deug d’Histoire tout bête et une licence de lettres classiques, je suis devenu pigiste pour plusieurs magazines « culturels ».
Ces diverses expériences m’ont permis d’écrire sur les musiques populaires et électrifiées, le roman contemporain et même sur le sport.
Aujourd’hui, je ne vis plus à Paris. Et je me consacre presque exclusivement à l’écriture (Roman, nouvelles et scénarii) avec une préférence pour les fragments.
On peut me lire ou me retrouver ici.

Mes ouvrages.
Short stories. (Nouvelles.) Atlantica-Séguier (2007).
Ne donnez pas à manger aux animaux au risque de modifier leur équilibre alimentaire. (Récit.) Atlantica-Séguier (2010).
Dictionnaire du désir de lire. Cent romans contemporains du monde entier (Avec Richard Escot). Honoré Champion (2011).
Nos guerres indiennes  chez Publie.net (2014). »



Jean-Claude Goiri

est investi dans l'écriture depuis 2002. Après avoir créé la revue Matulu, il a animé des ateliers d'écriture, et, a été publié, entre autres, dans les revues Verso, Décharge, Ficelle, Traction-Brabant... 

Continuant ces publications, il se consacre aujourd'hui à sa nouvelle revue, FPM-Festival Permanent des Mots.




Etienne Poiarez :


« Je suis un étudiant de 20 ans, en deuxième année de la licence information et communication, à Nancy. Je me passionne pour la littérature depuis maintenant 5 ans, lecteur de la poésie beatnik et rock depuis déjà quelques années. Pour ce qui est de ma bibliographie, je ne suis encore qu’un amateur, mais la revue Traction-Brabant a accepté de publier un de mes poèmes dans son prochain numéro. La revue numérique Le Capital des Mots a publiée également quelques poèmes. »



Marc Valenzisi :


« Né en 1970. Originaire de la région parisienne, j'arrive en Creuse fin 2000, pour le boulot, et je m'y trouve bien. J'ai trois métiers, ce qui fait beaucoup pour quelqu'un qui comme moi aime passionnément ne rien faire : ingénieur agronome depuis ma vingt-troisième année, psychothérapeute depuis quelques mois, poète depuis toujours. J'habite aujourd'hui près de Limoges. Cela fait peu de temps que je me décide à partager mes écrits. »





vendredi 23 janvier 2015

Tas de mots n°17

Bientôt dans vos boîTAS-lettres !




           Photo de couverture : Chantal Godé-Victor


                                         Toast et cӕtera


Tranquillement, sûrement, joliment, humblement (je m’arrête là avec les adverbes !), notre revue assoit sa présence dans le paysage de la poésie actuelle. Et la voilà-t-y pas déjà parvenue à son n°17 ! Ce n’est pas rien : des tas de mots lus, aimés ou non, et pas moins de 120 auteur-e-s publié-e-s dans nos pages jusqu’à ce jour.

Des écritures confirmées y côtoient des plumes en devenir. Et qu’importe parfois les maladresses de style, le bancal d’un poème, pourvu que ça parle du monde, de l’autre, de soi sans sombrer dans le nombrilisme ni quelque onanisme intello-verbal à la noix ; pourvu que cela vous mette, autant que nous, cher-e-s lecteurs et -trices, en état de mots, en état d’émotions !

C’est tout ce que je nous souhaite pour longtemps, longtemps encore, voire plus…
Allez, vite, trinquons avec nos yeux, nos ouïes, nos ressentis, à la poésie !


                                                                                   Morgan Riet

                                                                          

vendredi 16 janvier 2015

Photo-poème pour Charlie

Je suis la foule unanime et libre
exprimée dans le cadre noir
le sang versé du poème-étendard
Nous sommes Charlie

J'ai rempli mon cœur
par le sang versé du poème /
du poème sans peur
déplié par tous
déployé par tout /
pas plié pour la peine

Dé-poème
multiplié
pour cent
Je /
mille et un
Je
au-dessus du couvert /
par-dessus le tapis sanglant
de leurs anathèmes

Rien n'est joué au hasard
la haine
est l'antichambre d'un festin
où l'ignorance blasphème
les plus beaux credo les plus beaux destins                                                
nos rêves nos idéaux
humains / trop humains

& nous ne plierons pas
sauf à plier le livre
à la pliure imaginaire
Hors frontières
du poème-étendard
poème-Vie / poème pour la vie
PoéVie




                                     Murielle Compère-Demarcy





© Khaled Youssef, Marche républicaine du 07/01/2015 à Nice

mardi 13 janvier 2015

Tu dis que...


Tu dis que
ta main est le soleil
ton autre main est la lune
qui se parlent couleur du ciel
sens de la terre, et hauteur des parfums

Dans ton palais illuminé par tes yeux qui lisent
tu es l'homme que tu crées
et ce sont là tes jambes
et ici ton sexe comme un jardin
qui dirigent une bonne partie de tes actes

Et,
plus profond, plus profond certains disent c'est ton âme
la nature de dieu, le miracle de ta vie
alors que toi tu crois tes perceptions
et non ce qu'on te dit de croire car

ta main est ta main
ton autre main est ta main

joins-les sur ton visage
pleure dedans quand on te tue
puis place-les en porte-voix
et fait porter ta voix qui ne tremble plus



                                                               Xavier Frandon

                                                               Montreuil
                                                               Le 9/01/2015

lundi 12 janvier 2015

Charlie, 12 janvier 2015



Ce matin le ciel a changé
c’est un vaste dessin
j’y vois l’encre de Chine
le bleu de Prusse
le blanc d’Espagne
le jaune de Naples
le rouge d’Andrinople
et bien d’autres encore
et là-haut
qu’il y ait un Dieu
ou qu’il n’y en ait pas
il y a quelques types
avec des crayons
qui comme avant nous montrent
que toutes les couleurs
se mélangent librement.



 
                                 Daniel Birnbaum

jeudi 8 janvier 2015

Plus que jamais

Aujourd’hui, le ciel bas-normand
est à l’image de la France :
gris,
pluvieux,
triste,
déversant sur les visages
croisés dans la rue
comme un chagrin inconsolable.

Hier, ma fille,
un peu surprise
de me voir pleurer,
à l’écoute des ondes,
m’a demandé alors :
« Qu’est-ce qu’il y a papa ? »
Et du mieux que j’ai pu,
je lui ai répondu :
« Tu vois, des hommes
viennent d’être tués
par des fanatiques, des terroristes,
juste pour quelques dessins »
et puis, j’ai ajouté :
« Possible que demain
ce soit mon tour,
juste pour quelques mots… »

Aujourd’hui tout en moi
est encore
pleurs,
colère,
mais, plus que jamais,
            amour
            de la liberté.                                  

                                                       Jeudi 8 janvier 2015.


                                                Morgan Riet